DIAMIP, Réseau Diabète en Midi-Pyrénées, est un réseau de santé regroupant des professionnels de santé médicaux et paramédicaux dont le but est d'améliorer la prise en charge des patients diabétiques dans la région Midi-Pyrénées.
Diamip a créé en 2005 le réseau REDIA-32, dans le but d'organiser des campagnes de dépistage de la rétinopathie diabétique. Une première campagne itinérante par camion, financéepar le FAQSV, s'est déroulée dans ledépartement du Gers, de novembre2005 à octobre 2006.
Le fonctionnement du réseau s'est ensuite modifié avec mise en place du rétinographe pendant plusieurs mois dans différents sites successifs, à charge aux médecins généralistes d'y adresser leurs patients.
Les sites de dépistages financés par la DRDR et l'aide de l'URML :
Haute-Garonne Ariège (REDIA-3109)
Lagadelle sur Lèze:avril à septembre 2007
Saint Gaudens : décembre 2007 à mars 2008
Pamiers : juin à octobre 2008
Lavelanet : décembre 2008 à mai 2009
Lagadelle sur Lèze 2:juin à septembre 2009
Aveyron (REDIA-12)
Villeneuve d’Aveyron Villefranche de Rouergue novembre 2009 à mars 2010
La prochaine campagne débutera à l’automne 2010 dans le département du Lot. Le rétinographe sera mis en place au Centre Hospitalier de Gourdon. (REDIA-46)
Le dépistage de la rétinopathie diabétique est proposé aux patients diabétiques dont le suivi ne répond pas aux recommandations de l’ANAES et de l’ALFEDIAM.
La rétinopathie diabétique est la première cause de cécité avant l'âge de 50 ans, la troisième après 50 ans, après la DMLA et le glaucome. La prévalence de la rétinopathie diabétique augmente avec la durée du diabète et l'importance de l'hyperglycémie chronique.
Dans la population diabétique, environ 45% des diabétiques traités par insuline et 17% des diabétiques traités par hypoglycémiants oraux ont une rétinopathie diabétique.
Après 20 ans d'évolution du diabète, plus de 90%des diabétiques de type1 et plus de 60% des diabétiques de type 2 ont une rétinopathie diabétique.
Une coopération entre l'ophtalmologiste, le diabétologue et le médecin généraliste est indispensable pour motiver le patient à accepter une surveillance ophtalmologique régulière. Les principes de cette surveillance et les modalités du traitement sont bien connus et largement acceptés par la communauté médicale, mais malheureusement de très nombreux patients ne bénéficient pas encore du suivi ophtalmologique nécessaire. 20%des diabétiques ne bénéficient d'aucun suivi ophtalmologique 58,5%ont un délai entre 2 consultations ophtalmologiques largement supérieur à une année.
Les résultats régionaux de l’enquête ENTRED Midi-Pyrénées 2002ont montré que plus de 48,5%des diabétiques analysés n'avaient pas bénéficié d’une consultation en ophtalmologie dans l’année précédant l’étude.